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Around my city
OKINAWA MI AMOR / OKINAWA, MON AMOUR
Exposition photographique de Zoltán Korsós
Starts · 10:00 · Ends · 18:00
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Exposition photographique de Zoltán Korsós
29 août – 4 octobre 2026
Vernissage: 29 août 2026, 11h00 / Journée de la Photographie hongroise
Lors du vernissage, Bernadett Grászli, historienne de l’art, s’entretiendra avec l’artiste.
Programme associé: 19 septembre 2026, 15h00. Visite guidée avec Zoltán Korsós à l’occasion des Journées du patrimoine culturel.
Palais Dubniczay, Várgaléria
8200 Veszprém, Vár utca 29
Le Dr Zoltán Korsós, zoologiste et ancien directeur général du Musée hongrois d’Histoire naturelle, a séjourné pendant trois ans, de 2009 à 2012, dans l’archipel subtropical d’Okinawa, au sud du Japon, à l’invitation de l’Université des Ryūkyū. Il a exploré cinquante-trois des soixante îles habitées, où il a étudié la biologie des arthropodes du sol. Il a d’abord partagé ses expériences singulières sur un blog, puis dans un ouvrage qui en est issu. Ce livre, comblant une lacune, propose de faire découvrir au public ce monde lointain et presque méconnu, ses habitants, ses cultures isolées et singulières, ainsi que sa faune exotique et rare. À partir de 50 000 photographies réalisées durant son séjour, une sélection d’une cinquantaine d’images a été retenue pour cette exposition, offrant un aperçu condensé de l’archipel des Ryūkyū. L’exposition est présentée avec le soutien du Musée Hongrois d’Histoire Naturelle.
Hommage à…
Photography exhibition by Árpád Kiss-Kuntler
Starts · 10:00 · Ends · 18:00
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L'exposition inaugurale de la saison de Veszprém, organisée à l'occasion du Bicentenaire de la Photographie, présente une sélection originale d'œuvres en noir et blanc d'Árpád Kiss-Kuntler, artiste lauréat du Prix d'excellence pour l'ensemble de son œuvre en photojournalisme 2026. Cette exposition est un témoignage intime, rassemblant des impressions et des atmosphères qui, au fil des ans, ont façonné l’expression artistique de l’artiste, transmise à travers un langage visuel et des réflexions écrites faisant partie de son héritage intellectuel.
La série « hommage », dédiée à de grands prédécesseurs et à d’éminents contemporains, comprend des artistes tels que Claude Monet, Henri Rousseau et Le Corbusier ; des écrivains tels que Béla Hamvas, László Krasznahorkai, les frères Grimm et Isaac Asimov ; ainsi que des scientifiques tels que David Attenborough, Carlo Rovelli et Stephen Hawking — des personnalités que le photographe considère comme des sources d’inspiration.
IMAGE RÉMANENTE – Concours international de vidéo de 20 secondes
Starts · 10:00 · Ends · 19:00
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Le mot-clé de l’édition de cette année du LOOP Festival, Image rémanente, renvoie, dans le cadre du Bicentenaire de la Photographie, à la persistance, au décalage et à la survivance de l’image. Il désigne ce phénomène par lequel la vision ne disparaît pas sans trace, mais continue de vibrer dans la perception : comme souvenir, tache lumineuse ou écho visuel.
L’image rémanente est à la croisée de l’expérience photographique et de la logique du cinéma : le moment fixé s’y déplace, se répète, revient et se transforme. La thématique constitue une invitation ouverte à toutes les œuvres qui interrogent la lumière, le temps, la mémoire, la répétition ou la disparition.
Le format de 20 secondes n’est pas seulement une contrainte formelle, mais un espace de retour, de relecture et de transformation continue.
« Les micro-histoires repliées sur elles-mêmes se reconfigurent comme éléments d’un grand récit. Une fenêtre s’ouvre, à travers laquelle nous pouvons entrevoir, avec prudence, les motifs d’une amnésie historique collective qui se forme dans le champ de bataille entre les imaginaires individuels et la volonté idéologique. »
Au début des années 2000, Katharina Roters et József Szolnoki ont commencé à développer ensemble des œuvres fondées sur la recherche, explorant les configurations souvent contradictoires de la mémoire individuelle et collective, et en particulier les mécanismes de l’oubli. Présenté lors de l’exposition Hack the Past! (2016) à Győr et Veszprém — qui intégrait des formes de re-enactment et d’interventions dans l’espace public — puis approfondi dans l’exposition Wunderblock au MODEM de Debrecen en 2019, ce cycle trouve ici son aboutissement. Cette exposition a été réalisée à l’occasion du 70e anniversaire de la révolution de 1956.
SCREEN / ÉCRAN
Variations sur l’image technique 1826–2026
Starts · 17:00 · Ends · 19:00
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Le média dominant de notre époque, son outil central, est l’écran. On peut même considérer comme une utopie réalisée le fait que nous recevions aujourd’hui une masse d’informations numériques et audiovisuelles presque exclusivement par ce biais. L’histoire de l’écran remonte à la lanterne magique, puis traverse le cinéma et la télévision pour aboutir à l’ordinateur et aux écrans plats contemporains.
L’exposition aborde ce thème à travers des œuvres, des années 1970 à aujourd’hui, qui utilisent et interrogent ce médium et ses techniques. Le visiteur y rencontre aussi bien des œuvres désormais classiques (Károly Halász, Gábor Bódy, András Lengyel, Péter Türk) que des réflexions plus récentes sur ce support.
Le projet d’exposition et le programme pédagogique sont réalisés avec la participation des étudiants et enseignants de l’Université Metropolitan (Metropolitan Egyetem).
Figure emblématique de l’underground hongrois, également connue comme chanteuse fondatrice du groupe Csókolom, Zsuzsi Ujj a développé, à travers ses photo-performances, un langage visuel singulier et radical. La série Tükör a falon (« Le miroir au mur ») ainsi que les autres œuvres de l’exposition évoquent ses portraits en noir et blanc réalisés entre 1985 et 1991. Ces autoportraits ne sont pas de simples documents : l’artiste utilise son propre corps, peint, comme médium. Ses images sont des confessions brutes mais lyriques sur la condition féminine, la sexualité et les émotions refoulées. L’exposition met en lumière l’unité étroite entre son univers musical et visuel : les photographies et les poèmes transmettent une même confrontation sincère, parfois ironique et douloureuse. Elle offre un aperçu d’une œuvre née à Veszprém, qui n’a été reconnue comme partie intégrante de la scène artistique contemporaine internationale que des décennies plus tard.
L’exposition d’András Bernát invite le visiteur dans son atelier expérimental, créé au début des années 1980. Au cœur de la présentation, une série photographique dans laquelle l’artiste, explorant les limites du corps et de l’espace, élabore son singulier « univers de réseaux linéaires ».
Le concept repose sur une approche holistique : un enchevêtrement de lignes chaotiques, tracées au pigment noir, se déploie à la fois sur le papier d’emballage servant de fond et sur le modèle nu, fusionnant visuellement la figure avec son environnement. Ce geste abolit la perception classique de l’espace et produit une image instable, en suspension, où le corps n’apparaît plus comme une entité distincte, mais comme une partie organique de la texture.
Outre les photographies en noir et blanc conservées, l’exposition présente, comme éléments du processus de création, des dessins au crayon ainsi que des expérimentations précoces visant à homogénéiser l’espace.
Csatka & Saintes-Maries-de-la-Mer
Pèlerinages gitans en Europe
Starts · 17:00 · Ends · 18:00
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Au cœur des forêts du Bakony, sur le territoire du diocèse de Veszprém, se trouve Csatka, tandis que Saintes-Maries-de-la-Mer est située sur les rives de la Méditerranée, dans la région des Bouches-du-Rhône. Les deux localités sont séparées par 1525 kilomètres, mais partagent une tradition religieuse et culturelle d’origine similaire: le pèlerinage rom, ou búcsú, organisé chaque année en l’honneur du culte marial et de Sara-la-Kali / Sara la Noire.
L’exposition temporaire et le livre photographique qui l’accompagne, présentent à travers les images du photojournaliste Csaba Toroczkai la rencontre entre présence contemporaine et tradition religieuse ancrée dans la culture populaire, ainsi que l’iconographie singulière née de la rencontre entre rituels et objets. Ce projet photographique constitue une initiative inédite, présentée pour la première fois sous forme d’exposition muséale.
Ági Vedres: Présence voyageuse dans le temps
Exposition rétrospective
Starts · 10:00 · Ends · 19:00
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Les photographies d’Ági Vedres ne se contentent pas de capturer : elles dévoilent. À partir de la lumière, du temps et de la perception, elles construisent une réalité flottante, intemporelle. Ses images mettent en évidence les couches invisibles du quotidien, ses vibrations subtiles et imperceptibles, tout en explorant les questions d’identité, de mémoire et de présence. L’alter ego mystérieux de Madame Bonbon, les figures féminines historicisées de Les Amis des Femmes, les observations urbaines de Promenade bien habillée, ainsi que les cartographies du corps de Note de bas de page s’entrelacent pour évoquer un voyage, une mémoire et une quête de soi. L’exposition déploie une mémoire intérieure sensible, traversant différents axes temporels, et évoque un monde existant simultanément dans plusieurs temporalités et espaces. Par l’usage de techniques analogiques — petit format, moyen format, polaroid, camera obscura — elle exprime la présence fugace de l’instant.
Une image vaut mille mots. Ou peut-être exactement autant.
Littérature contemporaine → prompt → image
Starts · 10:00 · Ends · 18:00
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Après l’invention de la photographie, la peinture s’est progressivement libérée de la contrainte de la représentation du réel: ce qui constituait jusqu’alors sa fonction première a été pris en charge par l’image technique. Ce processus a conduit à l’abstraction, dont le point de bascule symbolique — Untitled (First Abstract Watercolor) de Wassily Kandinsky en 1910 — a radicalement dissocié l’image du langage. La peinture du XXe siècle a ainsi célébré l’autonomie de l’image. À l’ère de l’intelligence artificielle, le texte redevient toutefois central : il ne se contente plus d’interpréter, il produit. L’exposition prend pour point de départ des descriptions d’images formulées par des auteurs contemporains reconnus, transformées ensuite en images par le biais de l’intelligence artificielle. La relation entre l’image et le langage s’en trouve à nouveau profondément reconfigurée.
L’exposition est présentée à partir du projet de diplôme (2026) réalisé au sein du département de photographie de l’Université Metropolitan (Metropolitan Egyetem).
Maison des Arts de Veszprém, Palais Dubniczay, Várgaléria
8200 Veszprém, Vár utca 29
Dans son travail, Éva Hilda Mécses s’approprie la forme traditionnelle de l’herbier, qu’elle détourne de sa fonction scientifique pour s’intéresser à la transformation visuelle. Les plantes, placées entre deux plaques de verre, sont photographiées dans un espace blanc, stérile, rétroéclairé.
Dans la première phase du projet, elle explore les abstractions géométriques de spécimens endommagés, marqués par le passage du temps. Par la suite, elle enferme des plantes fraîches entre des plaques de verre, documentant quotidiennement les transformations dramatiques induites par cet état de confinement. La perte de couleur, la décomposition physique et les altérations dues à la moisissure participent d’un processus de métamorphose généré par la nature elle-même.
Offrant l’illusion de la préservation, les photographies rendent visible l’absence elle-même. En développant un langage visuel personnel, l’artiste interroge, à travers l’esthétique de la décomposition, notre rapport à la finitude.
Les ravages du changement climatique font désormais partie de l’expérience quotidienne. Dans Sable doré, une série en deux chapitres, Viktor Váradi aborde de manière complexe les dimensions à la fois subjectives et universelles de la tragédie globale qui émerge de l’histoire intime. Les archives photographiques de son père et de son grand-père se fondent imperceptiblement avec ses images contemporaines, où aucun personnage n’apparaît : seule la trace de leur présence passée permet d’en déduire l’existence humaine. Ces œuvres mélancoliques construisent l’image dystopique d’un territoire marqué par une catastrophe globale. Selon Baudrillard, le simulacre se caractérise par la précession du modèle sur le réel : la carte précède désormais le territoire. L’image intitulée La carte de Csengőd en porte une résonance troublante. Si l’on pouvait réécrire le récit, on espérerait un renversement : que la carte s’efface à la surface d’un territoire revitalisé.
En 2027, la biennale internationale de la joaillerie contemporaine s’inscrit dans le cadre du Bicentenaire de la Photographie et met en avant les relations entre bijou et photographie. La troisième exposition de la série de Veszprém explore cette rencontre entre les deux médiums dans une perspective élargie : au-delà des solutions techniques, elle fait apparaître des parallèles conceptuels. Aux côtés d’artistes internationaux — français, japonais et finlandais — des créateurs de bijoux hongrois reconnus ainsi que de jeunes artistes sont également présentés. Les œuvres exposées interrogent les questions de la lumière, de la mémoire, de l’identité et de la culture visuelle, tout en établissant un équilibre entre tradition et innovation. L’exposition propose à la fois une expérience esthétique singulière et un voyage intellectuel stimulant dans l’univers du design contemporain.
La quatrième exposition de la série FOTOTAXIS#, Mid\_Life\_Crisis, engage en 2027 un dialogue entre différentes générations de la photographie contemporaine. Forte d’une histoire de près de dix ans, la biennale s’affranchit cette fois des contraintes thématiques et met en regard les travaux d’artistes émergents, en milieu de carrière et des maîtres de la discipline. À l’occasion du bicentenaire de la photographie, l’exposition ne se contente pas d’un regard rétrospectif : elle ouvre également des horizons sur l’avenir du médium et ses évolutions possibles au cours des prochains siècles. Fondée sur la collaboration et la réflexion, la sélection réunit des artistes majeurs qui contribuent ensemble à façonner le présent et l’avenir de la photographie.
Intervenants prévus: Péter Korniss, Emma Szabó, Kincső Bede, M. Judit Horváth, Anita Horváth, Gábor Gerhes, Máté Bartha, Dezső Szabó, Péter Puklus, Barnabás Neográdi-Kiss, Dorottya Vékony.
Blow-Up se présente, dans une lecture traditionnelle et thématique, comme une série de portraits photographiques en noir et blanc. Le dispositif utilisé pour réaliser ces images est un appareil photo numérique simple, destiné aux enfants. Sa particularité réside dans le fait que l’appareil imprime immédiatement les images capturées. L’image en noir et blanc rappelle la photographie analogique à base d’argent. La structure de l’impression, fortement agrandie, révèle le mode de formation de l’image: on perçoit simultanément un visage humain et le système abstrait à partir duquel cette image est construite. Le titre de la série fait référence au film Blow-Up de Michelangelo Antonioni (1966). Le portrait, en tant que choix de sujet, constitue également un hommage inévitable à l’œuvre de peinture photoréaliste de Chuck Close. Les images représentent des figures de la scène artistique hongroise contemporaine.
Empreintes de regards – Portraits d’artistes de la collection photographique de László Vass
Starts · 11:00 · Ends · 18:00
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La collection privée de László Vass, l’une des références majeures des courants hongrois et internationaux géométriques, constructivistes et non figuratifs, est largement reconnue. En revanche, le rôle de la photographie au sein de cet ensemble l’est moins. L’exposition se concentre sur ce riche fonds photographique, qui comprend à la fois des portraits emblématiques d’artistes et des représentations plus intimes et personnelles. Les images de Lucien Hervé nous introduisent notamment dans l’atelier d’Henri Matisse.
De Anna Margit à Béla Czóbel et Jenő Szervátiusz, l’exposition accorde une attention particulière aux figures majeures de l’art hongrois du XXe siècle. La sélection réunit également des œuvres de Éva Keleti, Edit Molnár, Elemér Vattay, István Tóth, Endre Kovács, Rodolf Hervé et d’autres, formant un ensemble photographique qui évoque à la fois l’identité, la mémoire et la pensée visuelle.
Réalisée en collaboration entre le centre culturel ISBN+ de Budapest et la Maison des Arts de Veszprém, l’exposition présente une cinquantaine de livres photographiques contemporains. En tant que genre, le livre photographique constitue une forme artistique autonome dont le support premier est le livre lui-même: la séquence des images, leur rythme et leur matérialité produisent ensemble du sens.
La sélection met l’accent sur les relations entre l’être humain, l’environnement naturel, le monde végétal et les animaux. Le concept repose sur la mise en regard de livres photographiques d’artistes contemporains hongrois avec des œuvres internationales, créant ainsi un dialogue direct entre des perspectives culturelles et géographiques diverses.
Les œuvres présentées établissent notamment des connexions entre la scène contemporaine hongroise et des artistes venus de France, des Pays-Bas, de Pologne et du Japon.
Dans le travail de Katharina Roters, l’architecture et l’espace apparaissent comme un temps condensé, façonné par le mythe, la mémoire et les ruptures de l’histoire. L’artiste explore la manière dont l’identité se constitue sur un territoire instable : la pierre devient mémoire, l’écriture se transforme en lieu, et le mythe n’existe pas seulement comme origine, mais comme état présent. L’Arménie — envisagée à travers la notion de Yerkir, où la terre constitue à la fois un fondement vécu et imaginé — se déploie comme un paysage dans lequel les échelles, de la pierre à la planète, entre réel et imaginaire, s’entrelacent en permanence. À travers des photographies saisissant des gestes spatiaux et des architectures symboliques, l’artiste recherche une essence où la lisibilité du visible se dissout, tandis que le sens prend forme. L’échelle demeure ouverte, sans point de référence fixe, et le geste, la matière et l’imaginaire produisent une manière de voir concentrée et attentive.
Lancée en 1979 à Veszprém par Antal Jokesz, la série d’expositions et de publications Documentum a vu ses commissaires associés jouer, pendant plusieurs décennies, un rôle déterminant dans la formation du discours artistique. L’initiative est devenue un forum théorique et visuel consacré aux pratiques de l’image analogique et numérique, à l’intersection de la photographie et des arts plastiques, offrant également un espace aux démarches expérimentales. À ce jour, 46 photographes et artistes plasticiens ont participé aux projets, avec les publications associées accueillant les contributions d’environ 50 spécialistes hongrois et internationaux. Documentum a également inspiré l’émergence de plusieurs générations d’artistes. Au-delà de la présentation de son histoire, cette nouvelle édition du projet Documentum cherche à prolonger la série en intégrant des tendances contemporaines, tout en interrogeant l’évolution des cadres d’interprétation de la photographie classique.
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Ákos Czigány
déclaration
2013/2026
Galerie Csikász
Un ensemble d’œuvres composé de daguerréotypes historiques recréés à l’aide de la technologie contemporaine — des répliques contemporaines aux allures archaïques.
Une œuvre photographique conceptuelle qui parle de la photographie et de la disparition, des débuts et des fins de l’image-making, de l’art et de la mort, à travers des gestes d’appropriation, la suspension de la subjectivité auctoriale, et l’anachronisme.
daguerréotype
Parmi les portraits daguerréotypiques réalisés par le photographe américain Matthew Brady (vers 1823-1896) dans les années 1840-1860, beaucoup se sont aujourd’hui tellement détériorés que ce qu’ils représentaient est à peine perceptible.
Cette dégradation de l’image est inhérente au processus lui-même ; la conservation des daguerréotypes reste un défi technique à ce jour.
Le daguerréotype est l’un des premiers et peut-être le plus remarquable des procédés photographiques. Son inventeur, Daguerre, a travaillé en parallèle et en contact avec Niépce, le fabricant de la première photographie connue aujourd’hui (1826).
reproduction
La déclaration de la série d’images recrée les daguerréotypes portraits survivants de Brady — conservés uniquement dans un état endommagé — dans un format similaire, sur des surfaces métalliques réfléchissantes de couleur argent.
Comme les images originales ont été presque entièrement détruites, leur reproduction et affichage ultérieurs n’ont finalement aucun sens. En revanche, la reproduction industrielle d’objets-images artisanaux devient un geste paradoxal, à la suite duquel les taches abstraites et les champs tonaux occupent la place de représentation antérieure. Le temps qui passe émerge lui-même comme la principale force créatrice d’images. L’histoire de la photographie est une couche de ce temps qui passe.
destruction
Dans ce travail photographique conceptuel, une réflexion artistique sur les limites de la picturalité et sur la représentation de la figure humaine (forme de retenue) rencontre des approches critiques de la culture en photographie (Walter Benjamin, Jacques Ellul, Vilém Flusser). Des passages pertinents du roman majeur de Thomas Bernhard sont associés aux images comme un credo artistique ironique, extrême et auto-annulant (ars poetica, déclaration). La destruction volontaire des daguerréotypes est ainsi mise en parallèle avec l’effet destructeur attribué à plusieurs reprises à la photographie — son hostilité envers les êtres humains, l’art et la culture.
confrontation
Les thèmes centraux de l’œuvre découlent des idées de la finitude (philosophique) et de la vanité (biblique). C’est à la fois une confrontation élevée et ironique avec l’éphémère, avec le visage du temps. En termes techniques, le daguerréotype peut en effet être considéré comme la fixation picturale d’un visage apparaissant dans un miroir et y regardant.
Un parallèle intéressant est que — tout comme l’invention de la technologie photographique — la diffusion de la production industrielle de miroirs est également liée à la France (suite à l’acquisition spectaculaire des secrets d’ateliers vénitiens).
Du 19 au 29 août 2027, un festival international de photographie se tiendra pour la première fois dans la région Veszprém–Balaton, à l’occasion de la Journée mondiale de la photographie et de la Journée hongroise de la photographie. Chaque journée s’articule autour d’une thématique spécifique, permettant aux visiteurs de découvrir la diversité de la photographie contemporaine à travers des perspectives en constante évolution. Le programme comprend des expositions individuelles et collectives, des événements consacrés au livre photographique, des projections de films ainsi que des présentations d’art numérique. L’expérience est enrichie par une programmation musicale variée, créant des espaces de rencontre stimulants entre artistes et publics.
Parmi les œuvres présentées, le point commun principal n’est pas l’absence de caméra, bien qu’aucun appareil photographique, au sens classique, n’ait été utilisé dans leur réalisation. L’artiste ne s’est pas intéressé à la manière dont une image, telle qu’elle apparaît dans un viseur, est fixée sur un papier photographique ou une pellicule. Les œuvres sont liées par un processus de transformation au sein de la matière. Elles font à la fois référence au monde que nous construisons et à des phénomènes indépendants de l’être humain, existant depuis des temps immémoriaux. La matière première devient un terrain d’expérimentation, cherchant à formuler des réponses visuelles à des questions universelles. Par son fonctionnement codé, elle est capable de dépasser sa propre matérialité. Les œuvres réalisées sont à la fois des images construites et des entités issues de la chimie du matériau, existant de manière intemporelle; c’est dans la saisie de cette intersection qu’elles élargissent les perspectives de la connaissance.
Camera / Camera Less
10 septembre – 31 octobre 2027
Vernissage: 10 septembre 2027, 18h00
Maison des Arts de Veszprém, Palais Dubniczay, D2
8200 Veszprém, Vár utca 29
En interrogeant les spécificités du médium, l’exposition attire l’attention sur les fondements du fonctionnement de l’image photographique. La photographie naît comme l’empreinte du monde physique visible, médiatisée par le dispositif mécanique de la caméra, et demeure ainsi étroitement liée à la réalité qui nous entoure. Que se passe-t-il lorsque l’on examine de plus près cette relation ? Les œuvres présentées explorent cette question en déconstruisant et en recomposant les processus de formation de l’image, ou en se passant entièrement de l’appareil photographique. L’exposition interroge les limites de l’image technique, en mettant l’accent sur les usages du matériau et les modes de production. À travers ces procédés variés, les images ne se contentent pas de représenter, mais réfléchissent également à leurs propres conditions de production. Le visiteur n’est ainsi pas seulement confronté à des images, mais accède aussi aux questions fondamentales liées à la formation de l’image par la lumière.
Gábor Gerhes: GHOST LIGHT
11 septembre – 31 octobre 2027
Vernissage: 11 septembre 2027, 18h00
Maison des Arts de Veszprém, Palais Dubniczay
8200 Veszprém, Vár utca 29
Depuis sa grande exposition Atlas en 2022, qui a suscité un large écho, Gábor Gerhes présente pour la première fois un nouvel ensemble autonome d’œuvres. L’installation conçue pour les salles baroques du palais Dubniczay à Veszprém propose une expérience spatiale singulière, étroitement liée aux œuvres exposées. Le titre Ghost Light fait référence à la lumière solitaire laissée sur une scène vide, qui à la fois maintient l’obscurité et ouvre un espace de signification métaphorique. L’exposition interroge la possibilité pour la photographie de dépasser la représentation traditionnelle, pour devenir une pure expérience de la matière ou un phénomène naturel. Les œuvres dépassent ainsi l’interprétation iconologique et engendrent des espaces sans images, où la lumière et la présence de l’absence deviennent directement perceptibles dans leur dimension spirituelle.